Pauline Genissel - Otello au cinéma : La relation entre l’image et le drame musical de Giuseppe Verdi

infos producteurs
  • Sujet : Colloque
  • Date de parution : 30/10/2017
  • Durée : 29 min
  • Crédits :

Tags associés
MusiqueMusique de filmOrchestreOtelloWilliam ShakespeareOpéraCinémaGiuseppe VerdiPauline GenisselCaphi

Partagez cette page

Résumé de la vidéo

Depuis les premiers temps du cinéma, l’orchestre a toujours été associé à la musique de film. Des orchestres qui accompagnaient les premiers films muets à l’orchestre hybride de Hans Zimmer, le « son symphonique » constitue assurément un élément permanent au cinéma, en dépit de constantes reconfigurations. Ce sont ces évolutions que ce colloque - le premier en France sur le sujet – cherche à approfondir.

Otello est une pièce de William Shakespeare reprise par Giuseppe Verdi et Arrigo Boito qui fut créée le 5 février 1887 à La Scala de Milan. L’opéra de Verdi n’est pas l'oeuvre la plus représentée aujourd’hui du compositeur en raison de son style et de son caractère mélodique. Deux films ont été réalisés pour le cinéma en 1974 et en 1986. La bande son du premier film a été réalisée sous la direction de Herbert von Karajan et le second est un film américano néerlando-italien réalisé par Franco Zeffirelli. En lien avec le sens tragique de la pièce, les paramètres de l’image sont des éléments qui participent à l’expression musicale de drame et à sa compréhension. La couleur timbrique et la mise en scène pour le cinéma sont des facteurs de cohérence dramatique qui ont été mis relation par les réalisateurs pour illustrer l’action d’un vers ou révéler le caractère d’une atmosphère poétique. Chaque plan visuel doit s’intégrer au contexte si bien que les cadres et les effets de lumière établis sur les chanteurs peuvent évoquer ou effacer l’effet musical d’une scène. Chacune d’elle se présente dans un décor artificiel qui n’ajoute pas d’artifice au drame et laisse libre l’expression même des personnages. Les cadrages utilisés pour la réalisation cinématographique de cet opéra sont propres à chaque film et conviennent d’un résultat dramatique différent. Une stabilité de la caméra peut, par exemple, susciter l’impatience ou bien accentuer l’immobilité pour rendre le caractère intérieur d’un personnage encore plus agité. La proximité du profil psychologique des personnages est également rendue possible par les différentes prises de vue choisies. Cette attention participe à l’impression dramatique et à la compréhension de l’action intérieure du drame.

Présentation de l'intervenant

Diplômée d’un Master de musicologie à l’université de la Sorbonne depuis septembre 2016, Pauline Genisse s’intéresse principalement au genre de l'opéra au XIXe et au début du XXe siècle. Passionnée aussi d’orchestre, elle suit des cours de direction d’orchestre depuis 2013 dans la classe de Jean- Sebastien Béreau au CRR de Lille, et dirige parallèlement un orchestre amateur en Basse-Normandie où elle organise plusieurs concerts chaque année.

Ce colloque était organisé par le Centre Atlantique de Philosophie (Caphi), l'Université de Nantes et le groupe de recherche intitulé Étude des Langages Musicaux à l'Écran), et la direction  scientifique est assurée par Jérôme Rossi, maître de conférences et musicologue.



dans la même série

Colloque L'orchestre et la musique de film

Vidéos les plus populaires