Philippe Josserand - Jacques de Molay, le dernier grand-maître des Templiers

Résumé de la vidéo

Aujourd’hui encore, Jacques de Molay fascine. Parmi les vingt-trois grands-maîtres qui se sont succédé à la tête de l’ordre du Temple entre 1120 et 1312, il est sans doute le seul dont le public intéressé par l’histoire conserve la mémoire. Les Rois maudits de Maurice Druon l’ont immortalisé et le Da Vinci Code ou Assassin’s Creed ont répandu son nom dans le monde entier. Pourtant, s’il est ancré dans le mythe, Jacques de Molay reste un inconnu célèbre, d’ordinaire déprécié, dont on ignore les dates essentielles de la vie – sa naissance, son élection ou même sa mort. Les traces de son action, toutefois, son loin d’être indigentes. Ce sont ces sources, étudiées à nouveaux frais, qui, pour la première fois, offrent au grand-maître de sortir de l’ombre.

Trois parties structurent le livre. La première traite des images du dignitaire, révélant comment, à partir du début du XIXe siècle, un archétype du héros tragique s’est mis en place. La seconde, par-delà le personnage, s’attache à l’homme et analyse son parcours pour établir la façon dont il s’est élevé jusqu’au sommet du Temple au sort duquel, de la Terre sainte aux geôles de Philippe le Bel, il s’est identifié. Les engagements de Jacques de Molay, enfin, sont au cœur de la troisième partie. Le soutien à l’Orient latin et la défense de son institution, qu’il s’est efforcé d’adapter au mieux à une conjoncture lourde de périls, ont été les priorités d’un homme ferme et entreprenant, loin de l’incapable que trop d’auteurs décrivent. Ainsi, jusque dans la tourmente du procès du Temple, il a cherché à parer au risque, à sauvegarder son ordre et, une fois résolue puis arrêtée la perte de celui-ci, à en préserver la mémoire face aux juges et à la mort – ceci au prix du sacrifice de sa vie dont la postérité l’a vengé en y trouvant, au fil des siècles, l’assurance croissante du martyre.

Un partenariat Nantes-Histoire et Université Permanente.

Présentation de l'intervenant


Agrégé d’histoire et ancien membre de l’École Normale Supérieure de Fontenay–Saint-Cloud et de la section scientifique de la Casa de Velázquez, Philippe Josserand est maître de conférences habilité à diriger des recherches en histoire du Moyen Âge à l’université de Nantes. Spécialiste reconnu de la croisade comme des ordres militaires, après avoir coordonné avec Nicole Bériou Prier et combattre. Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge (Fayard, 2009) et codirigé The Templars and their Sources (Routledge, 2017) et À la rencontre de l’Autre. In memoriam Jacques Le Goff  (PUR, 2017), il vient de faire paraître Jacques de Molay. Le dernier grand-maître des Templiers (Les Belles Lettres, 2019).

Les conférences de l’Université permanente de Nantes

L’Université de Nantes a confié à l’Université Permanente la mission de permettre à tous de se cultiver, d’apprendre en étant un pont entre l’établissement, ses enseignants, ses chercheurs et tous les citoyens. Tout au long de l’année, l’Université permanente de Nantes organise donc à Nantes, et dans toutes ses antennes (Pornic, Saint-Brévin, Chateaubriant…), des cycles de conférence grand public ouverts à tous. Chaque année, près de 300 conférences sont organisées couvrant un éventail très large de disciplines : littérature, philosophie, sociologie, langues anciennes, histoire, histoire de l’art, cinéma et théâtre, géographie, monde et territoires, droit et société, sciences, langues étrangères...



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