Virginie N'Dah-Sekou - Madrid et sa mémoire sous le regard d'un artiste contemporain

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  • Sujet : Conférence
  • Date de parution : 10/03/2016
  • Durée : 22 min
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Résumé de la vidéo

Matérialisation des idées et projets humains, mais aussi des mutations sociales et politiques, la ville est un espace sémiotique susceptible d'être lu et interprété, un réseau complexe de signes qui s'entrecroisent et se superposent au gré des situations historiques. La ville possède sa propre mémoire, organisée en "strates" successives, parfois invisibles au premier abord. Dans une Espagne où les "guerres de mémoires" n'ont rien perdu de leur intensité, subsistent des traces du passé récent (Guerre civile et dictature en particulier) que des artistes contemporains cherchent à rendre visibles et à mettre en scène, tout en redonnant aux espaces urbains des significations perdues ou occultées. C'est le cas du jeune artiste madrilène Miguel Ángel Rego Robles, qui depuis 2011 interroge la question des traces et la persistance de la mémoire collective dans l'espace public de sa ville, au travers des vides, des absences et du déni, et en s'appuyant sur cette "doublure de l'espace" générée par les technologies numériques. À partir de ses œuvres, Virginie N'Dah-Sekou tente de comprendre comment le visible et l'invisible s'articulent dans la mémoire et dans la construction de l'identité de la capitale espagnole.

Présentation de l'intervenant

Virginie Gautier N'Dah-Sékou est professeur agrégée d'espagnol et docteur en Études Hispaniques de l'Université de Nantes, où elle a soutenu en novembre 2012 une thèse intitulée La résistance armée au franquisme (1936-1952). Espaces, représentations, mémoires, sous la direction de Pilar Martínez Vasseur. Ses recherches actuelles portent sur les politiques de mémoire et les représentations du passé récent dans l'Espagne contemporaine, ainsi que sur l'image de l'Europe dans la presse espagnole de la démocratie.

Présentation du colloque "Mythologies urbaines et migrations"

La ville génère un ensemble de mythes artistiques et littéraires issus de son histoire et de son quotidien, de légendes et de récits oraux mêlant réalité et fiction. Création propre à l’homme, la ville se présente comme une construction réelle et imaginaire, à travers laquelle une communauté recherche sa cohésion et ses possibilités créatrices (correspondances, récits de vie, poésie, théâtre, cinéma…). Organisé par le Centre de Recherche sur les Identités Nationales et l’Interculturalité (CRINI), le colloque sur "Mythologies urbaines et migrations" s’inscrit dans le cadre d’une réflexion sur les migrations portant à la fois sur l’interculturalité - en s’attachant  à la rencontre et à la reconnaissance de cultures plurielles-, et sur la transculturalité - en privilégiant l’échange et la création entre ces cultures-, dans une dynamique créatrice cherchant à dépasser les barrières culturelles, tout en questionnant l’histoire des représentations urbaines.

Ce colloque s'inscrit dans la continuité de journées d’étude préparatoires dans le cadre des partenariats locaux et internationaux du CRINI :



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Colloque Mythologies urbaines et migrations

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