Gérard Minaud - "La valorisation de l'esclave romain"

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  • Sujet : Conférence
  • Date de parution : 03/04/2014
  • Durée : 52 min
  • Crédits : Institut d'Etudes Avancées de Nantes

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Gérard MinaudEsclavesDroit romainComptabilitéGestionConférence de l'IEAEconomieHistoireRome

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Résumé de la vidéo

Dans le monde romain, avoir des esclaves répondait à plusieurs besoins : économiques, domestiques ou sociaux. On pourrait parler d’esclaves de production, de confort ou de standing. Il n’y avait pas un seul profil d’esclave, ni par l’origine de cette personne, ni par l’utilisation qui en était faite, ni par le devenir qui l’attendait. Néanmoins, tout esclave avait un coût, d’acquisition et d’entretien ; en contrepartie, il servait son maître en assurant un travail ou des prestations. Un simple rapport comptable entre produits et charges aurait pu définir la valeur d’un esclave, toutefois des spécificités du monde romain écartent cette hypothèse dans de nombreux cas.

Un esclave pouvait en effet se reproduire, transmettre ses connaissances ou faire l’objet d’une spéculation à court terme en étant valorisé par le biais d’une formation professionnelle afin d’être revendu avec une plus-value. Sur du long terme, un esclave particulièrement habile en affaire constituait même un capital risk. Quand un maître affranchissait un tel esclave, le droit romain lui réservait, notamment, une partie de la fortune de son ancien esclave une fois décédé. Comment donc valoriser un esclave en comptabilité dans l’Antiquité romaine, était-ce même seulement possible ou envisagé ?

Présentation de l'intervenant


Gestionnaire de formation initiale, Gérard Minaud a passé une vingtaine d’années à diriger des entreprises industrielles, depuis 1984. Pour répondre à ses questions sur l’histoire de la gestion dans l’Antiquité romaine, il a commencé, au milieu des années 1990, un deuxième cursus universitaire, en histoire. Cette démarche l’a conduit à soutenir en 2002 une thèse à l’EHESS, publiée en 2005 sous le titre La comptabilité à Rome.

Ce travail de recherche est la combinaison de son expérience de praticien avec ses études en histoire après avoir acquis une licence et un DEA dans cette discipline. En 2002, il a quitté le monde de l’entreprise pour se consacrer à la recherche et à l’enseignement. Toujours mu par la curiosité de mieux connaître l’histoire de la gestion dans l’Antiquité romaine, il a préparé, à partir de 2005, un deuxième doctorat, en histoire du droit et des institutions. Cette thèse, soutenue en 2009 et publié sous le titre "Les gens de commerce et le droit à Rome", l’a amené à découvrir les œuvres de juristes médiévaux d’expression latine.


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L’Institut d’Etudes Avancées de Nantes est une fondation reconnue d’utilité publique dont la mission est d’accueillir en résidence des chercheurs choisis pour l’excellence et le caractère innovant de leurs travaux. L’ambition particulière de l’IEA de Nantes est de tisser des relations d’un type nouveau entre chercheurs du "nord" et du "sud", en s’ouvrant largement à ces derniers et en permettant à chacun de confronter la façon dont il perçoit les questions qui, avec le processus de globalisation, se posent désormais à tous.



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