Wendy Frère - "Il se rendit à Rome", séjour et réseau professionnel du sculpteur Artus Quellin l’Ancien dans la Cité éternelle : une première ouverture sur l’Europe

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  • Sujet : Conférence
  • Date de parution : 12/11/2018
  • Durée : 22 min
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Résumé de la vidéo

Tous les chemins mènent à Rome… Destination incontournable, les artistes du nord débarquent dans la capitale italienne dans l’espoir d’y pratiquer leur art et de parfaire leur formation au contact de maîtres italiens de renoms. En effet, ce séjour, tenu en grande estime par plusieurs auteurs, comme Giorgio Vasari et Karel van Mander, avait pour principal objectif d’approfondir la connaissance et la compétence de ces forestieri dans l’étude de l’art antique et de celui de la Renaissance. Le séjour d’Artus Quellinus l’Ancien (1609-1668), figure majeure pour la sculpture anversoise des anciens Pays-Bas méridionaux, représente un cas d’étude particulièrement intéressant. Dès 1636, Artus l’Ancien est mentionné dans les Stati d’Anime de la paroisse de San Lorenzo in Lucina en compagnie de plusieurs artistes lorrains. Présent à Rome pour étudier principalement les Antiques, il côtoie François du Quesnoy (1597-1643), qui, bien disposé envers l’Anversois, l’introduit dans l’Académie des antiques. Outre son activité de sculpteur, le Flamand intègre la communauté de la Bent. Mais, très vite, sa trace à Rome se perd. Or, Artus y séjourne jusqu’en 1639, date à laquelle il retourne à Anvers et y signe de nouveaux contrats. La présente communication aura pour objectifs, d’une part, de comprendre les modalités d’intégration du sculpteur anversois à Rome – avec une attention particulière portée sur ses conditions de vie et son travail – et, d’autre part, d’établir les connexions certaines entre Artus et les artistes flamands et français, afin d’obtenir une vision nuancée sur sa brève carrière romaine.

Colloque international « Faire carrière en Italie : les artistes étrangers à Rome et à Venise au temps de Nicolas Régnier » (Nantes, Musée d’arts, 22-23 février 2018)


Présentation du colloque : Parallèlement à la première exposition consacrée au peintre Nicolas Régnier (v. 1588-1667) organisée au Musée d’arts de Nantes, le colloque a pour but de confronter le parcours exemplaire de cet artiste flamand à celui d’autres artistes étrangers de son temps, plus précisément à Rome et à Venise, les deux villes où il a vécu pendant plus de quarante ans. Régnier a su en effet parfaitement s’adapter aux milieux artistiques de ces deux cités pour mener une très longue carrière. À la lumière de son parcours, ce sont les modalités d’intégration des artistes étrangers que le colloque interrogera, en prenant en compte les spécificités politiques, artistiques et intellectuelles de Rome et de Venise. Quels étaient les moyens dont disposaient les artistes étrangers pour s'insérer dans les milieux artistiques romains et vénitiens au XVIIe siècle ? Qu’est-ce qui pouvait déterminer pour un artiste étranger une activité pérenne dans des villes comme Rome et Venise ? Peut-on déterminer des parcours types, en fonction de ces deux foyers si différents ?

Colloque organisé en collaboration entre l’Université de Nantes et le Musée d’arts de Nantes, avec le soutien de la Fondation de l’Université de Nantes et du Comité nantais de la Società Dante Alighieri.

Comité scientifique : Adeline Collange-Perugi (Musée d’arts de Nantes), Emmanuel Lamouche (Université de Nantes) et Annick Lemoine (Université de Rennes 2 – Institut National d’Histoire de l’Art)

Organisation : Emmanuel Lamouche, LARA - UMR 6566 CReAAH - Université de Nantes



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