Stefania Girometti - Michele Desubleo et Nicolas Régnier : des liens fraternels au réseau artistique entre Rome, Bologne et Venise

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  • Sujet : Conférence
  • Date de parution : 12/11/2018
  • Durée : 22 min
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Résumé de la vidéo

Parmi les centaines des peintres ayant quitté les Flandres pour l’Italie au XVIIe siècle figure Michel Desoubleay, plus connu sous le nom Michele Desubleo (1602-1676), installé à Rome dès 1624. Dans la ville papale, il rejoint son frère utérin Nicolas Régnier, qui, grâce à ses relations privilégiées avec de nombreux mécènes, aide le jeune Desubleo à s’insérer dans un réseau de clients et protecteurs romains. Ce moment s’avère fondamental pour la carrière du Flamand, qui ne quitte plus jamais la péninsule et réalise des œuvres pour de prestigieux commanditaires, tant dans l’Italie du Centre que du Nord. Desubleo travaille ensuite dans l’atelier bolonais de Guido Reni. Sa condition de forestiere ne l’empêche pas d’être mentionné dans la « Felsina Pittrice » de Malvasia en tant qu’un des premiers peintres de Bologne, preuve de son insertion dans la scène artistique locale, pourtant particulièrement fermée. Après 1652 Desubleo s’établit à Venise, à nouveau à côté de Régnier dans son brillant atelier, où il réalise d’importantes commandes grâce à la puissante position de son frère. Notre communication vise à analyser le cas du Flamand Desubleo en tant qu’exemple d’insertion dans les réseaux professionnels romain, bolonais et vénitien grâce à des liens familiaux. Sans Nicolas Régnier, Desubleo n’aurait pas eu d’accès privilégié aux mécènes romains qui marquent le début du succès de sa carrière. Cette hypothèse est confirmée par le fait que Desubleo n’est jamais mentionné en tant que membre des guildes et corporations, ni à Rome, ni à Bologne, ni à Venise. C’est donc, en plus de l’adaptation au goût local, le lien fraternel de Michele Desubleo avec Nicolas Régnier qui a joué un rôle majeur pour sa réussite commerciale et sa progression sociale.

Colloque international « Faire carrière en Italie : les artistes étrangers à Rome et à Venise au temps de Nicolas Régnier » (Nantes, Musée d’arts, 22-23 février 2018)


Présentation du colloque : Parallèlement à la première exposition consacrée au peintre Nicolas Régnier (v. 1588-1667) organisée au Musée d’arts de Nantes, le colloque a pour but de confronter le parcours exemplaire de cet artiste flamand à celui d’autres artistes étrangers de son temps, plus précisément à Rome et à Venise, les deux villes où il a vécu pendant plus de quarante ans. Régnier a su en effet parfaitement s’adapter aux milieux artistiques de ces deux cités pour mener une très longue carrière. À la lumière de son parcours, ce sont les modalités d’intégration des artistes étrangers que le colloque interrogera, en prenant en compte les spécificités politiques, artistiques et intellectuelles de Rome et de Venise. Quels étaient les moyens dont disposaient les artistes étrangers pour s'insérer dans les milieux artistiques romains et vénitiens au XVIIe siècle ? Qu’est-ce qui pouvait déterminer pour un artiste étranger une activité pérenne dans des villes comme Rome et Venise ? Peut-on déterminer des parcours types, en fonction de ces deux foyers si différents ?

Colloque organisé en collaboration entre l’Université de Nantes et le Musée d’arts de Nantes, avec le soutien de la Fondation de l’Université de Nantes et du Comité nantais de la Società Dante Alighieri.

Comité scientifique : Adeline Collange-Perugi (Musée d’arts de Nantes), Emmanuel Lamouche (Université de Nantes) et Annick Lemoine (Université de Rennes 2 – Institut National d’Histoire de l’Art)

Organisation : Emmanuel Lamouche, LARA - UMR 6566 CReAAH - Université de Nantes



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